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[À relire] #RéseauxSociaux: Viber lance ses « bots » pour séduire les marques


WeChat, Messenger, Viber, Line… Toutes lancent leurs propres offres. Les entreprises y trouvent une audience incomparable et ciblée.

La guerre des « bots » est relancée. WeChat , Line , Kik, Facebook, Telegram… Toutes les applications de messagerie instantanée développent désormais leur propre offre de « chatbots », trouvant là un relais de croissance prometteur : ces robots, qui répondent automatiquement aux messages que l’utilisateur leur envoie, permettent en effet un nouveau mode de communication entre les marques et le grand public. Dernier exemple en date : Viber, la messagerie rachetée il y a deux ans et demi par le japonais Rakuten, a annoncé la semaine dernière au Web Summit le lancement de comptes publics, ceux-ci pouvant être reliés à des robots ou à des humains pour mener des conversations de masse ou ciblées avec les utilisateurs. « Pour nous, les « bots » ne sont pas une fin en soi, explique Michael Shmilov, directeur des opérations de Viber. Nous voulons construire un écosystème complet autour de notre application, qui peut prendre plusieurs formes. »

Taux de conversion élevés

La référence en la matière demeure WeChat. Le chinois inspire aujourd’hui tous les géants. Il faut dire que sa plate-forme de robots conversationnels existe depuis trois ans déjà. Le modèle était néanmoins particulièrement bien adapté au marché chinois. Certaines marques et nouveaux services n’ont pas hésité à se lancer directement sur WeChat, sans avoir de site ou d’application en propre, à un moment où les usages n’étaient pas encore très développés. Aujourd’hui, il est possible de tout faire ou presque sur l’application aux 700 millions d’utilisateurs actifs, propriété du géant Tencent : commander un taxi ou un VTC, acheter des produits et les régler, discuter avec d’autres utilisateurs ou des marques…

Pour l’instant, le seul capable de rivaliser avec le chinois, en termes de taille, est Facebook. La société américaine a ouvert sa plate-forme de « bots » en avril. En l’espace de six mois, Messenger, qui compte plus de 1 milliard d’utilisateurs à travers le monde, a déjà attiré 34.000 développeurs et recense aujourd’hui 33.000 « instances » (« bots » ou outils semi-automatisés), dans des secteurs différents, du commerce en ligne aux médias en passant par l’agroalimentaire, les banques ou les télécoms. Ainsi, un utilisateur peut discuter avec le « bot » d’un journal pour se tenir informé et obtenir les derniers articles parus sur un thème, suivre sa consommation chez son opérateur ou encore régler un problème de commande avec un marchand en ligne.

Facebook vers le ciblage

Facebook est allé un cran plus loin en annonçant la semaine dernière la possibilité pour une marque de diffuser des publicités sur le fil d’actualité des utilisateurs du réseau social, renvoyant directement sur leur « bot » sur Messenger. « C’est un levier extrêmement puissant, affirme David Marcus, le responsable de Facebook Messenger. En un clic, une marque peut commencer une discussion personnalisée avec un utilisateur. »

Dans le même temps, les applications de messagerie restent très vigilantes sur l’expérience utilisateur: pour le moment, il ne s’agit pas d’inonder l’internaute de messages publicitaires. « L’utilisateur doit apporter son consentement explicite. Et ces discussions sont l’outil le moins intrusif qui existe : on peut fermer une discussion, la reprendre à tout moment », poursuit David Marcus. Sur Messenger , le ciblage a ainsi été testé pendant plusieurs mois avec des marques comme Absolut ou T-Mobile, qui ont vu leur taux de conversion doubler ou tripler par rapport à une communication traditionnelle.

Un partage géographique est aussi à l’oeuvre : si WeChat reste d’abord un outil chinois, Messenger est numéro un en Amérique du Nord et en Europe, WhatsApp en Amérique latine et Viber perce en Europe de l’Est et en Asie du Sud-Est…

Article à retrouver sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211492890850-les-applications-de-messagerie-sortent-leurs-bots-pour-seduire-les-marques-2042634.php?KSQXH9TUghHd60Y6.99

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